
Platane, pistachier, amarante, citronnier, houx, érable, if
82 cm de haut
22 cm de large
Un petit coin de paradis
Au départ, il y a cette branche de platane blessée par la foudre qui est en train de se cicatriser. Elle a de la loupe à son extrémité. La loupe est une sorte de nodosité tourmentée et capricieuse dans le jeu des veines d'un bois. La désorganisation des mailles et l'entremêlement des branches forment des complications variées qui composent souvent des dessins curieux que l’on aperçoit sur l’écorce. Je la positionne verticalement et lui fait un plat dans le dos. Je préserve soigneusement sa belle écorce et nettoie l’intérieur de sa blessure plus abimé. Je retravaille la partie tronçonnée de ce morceau de bois pour que l’ensemble soit homogène. Placée ainsi, il a la particularité d’avoir une sorte de nid surplombant une partie plus épaisse ou des départs de branches cassées ont laissé des trous dans la loupe. Cette pièce est magnifique en elle-même. Quel animal sera digne de s’y loger ?
Il y a quelque temps, j’avais découvert un petit oiseau tout rond aux couleurs vives presque irréelles : le todier. Ils ressemblent un peu à des martins-pêcheurs dodus, à long bec rouge, gorge rouge, ventre blanc et plumage dorsal vert luisant. Ils sont endémiques de Cuba. Ils font souvent leur nid dans des berges près des cours d’eaux. Ils seront donc les hôtes de ce morceau de platane.
J’ai commencé par faire les deux petits oiseaux en pistachier avec ses reflets verts mais bien moins vifs que le véritable todier. Leurs yeux sont en ébène du Gabon. Je les ai positionné de chaque côté du nid pour qu’ils veillent sur leurs trois œufs en houx.
Sur la partie brûlée et foncée qui représente la berge en glaise j’ai fait descendre une cascade de feuilles en pistachier, sorte de liane de lierre, en prenant soin d’orienter les veines pour qu’elles deviennent nervures. La texture de ce bois débité ainsi est magnifique.
Dans les trous de la loupe pour évoquer l’habitat luxuriant de ces oiseaux j’ai placé des fleurs d’essences différentes : houx, érable, amarante, buis et citronnier du Maroc. Certaines fleurs ont un cœur en buis ou en merisier.
Dans cette sculpture que j’aime particulièrement, Dame Nature a fait la moitié du travail en sculptant ce magnifique support. J’ai continué avec beaucoup de plaisir son œuvre et de cette rencontre est né : « Un petit coin de paradis »
Cette histoire ainsi que la photo de la matière originelle seront remises avec le certificat d'authenticité de la sculpture.
Pour la France metropolitaine 26 € en colissimo suivi avec option indemnisation Ad Valorem et option avis de réception.
Les envois dans un autre pays sont possibles, me contacter pour un devis rapide .
Vous êtes en possession d’une sculpture en bois, vous avez fait le choix d’une œuvre d’art dans un matériau sensuel et vivant.
Toutes mes sculptures dont le bois n’est pas naturellement imputrescible, ont reçu un traitement fongicide et insecticide en phase aqueuse en trois couches successives. Elles ont reçu trois couches de cire à 24 heures d’intervalle. Finalement la cire a été fondue au décapeur thermique puis lustrée au chiffon sec.
Le bois reste sensible aux variations hydrométriques, c’est une sorte d’éponge qui se gonfle et se rétracte au gré de l’humidité ambiante. Les couches de cires atténuent ce phénomène. Je m’efforce que mes bois aient une humidité voisine de 18%, c’est le maximum que l’on peut obtenir par un séchage à l’air. Ce séchage naturel et long, est pour moi le plus respectueux de cette noble matière.
Pour une conservation maximum de votre sculpture, il est important d’éviter les fortes variations de température. Ne pas l’exposer près d’une source de chaleur (radiateur…), ou derrière un vitrage fortement exposé au soleil.
Si vous la transportez, ne la laissez pas sur la plage arrière de votre véhicule, mais dans votre coffre entouré d’une couverture et garez votre véhicule à l’ombre.
Tous les 10 ans vous pouvez remettre une couche de cire, le plus incolore possible (une encaustique du commerce fera l’affaire : un mélange de cire d’abeille et d’essence de térébenthine). Laissez s’évaporer le solvant pendant 12 heures et lustrez avec un chiffon sec et doux.
Tout objet ciré craint l’eau. En cas de projection de gouttes d’eau, la cire sera marquée. Frottez légèrement avec de la paille de fer très fine (n°000 finition), puis cirez la partie abîmée comme indiqué précédemment.
En prenant ces précautions élémentaires votre sculpture vous accompagnera pour de nombreuses générations. Les plus vieilles sculptures en bois ont plus de 3000 ans !