
Racine de cade, marbre
70 cm de haut
38 cm de large
Les copinosaures
C’était une grosse racine de cade bien tourmentée avec de nombreux départ dans tous les sens et de la loupe. La loupe est une sorte de nodosité tourmentée et capricieuse dans le jeu des veines d'un bois. A l'état embryonnaire dans les racines, la désorganisation des mailles et l'entremêlement des branches forment des complications variées qui composent souvent des dessins curieux. Le cade est le genévrier méditerranéen. Je l’ai attaqué sans idées préconçues.
Cela m’amusait de mettre une grosse masse posée sur une partie fine. J’y ai décelé une sorte de petit dragon ou de dinosaure sans savoir quoi faire de la partie restante. Souvent dans le travail sur les racines, on est confronté à cette alternative, retirer de la matière pour mieux dégager la forme pressentie et se faciliter le travail en perdant des possibles à venir, ou garder cette matière pour se permettre d’aller plus loin dans l’acte créateur en se laissant surprendre dans son projet, mais en se compliquant et en ralentissant l’avancée du travail… Dans ce cas-là, la partie restante était importante. Elle a permis la naissance d’un deuxième petit dinosaure du genre ptérosaure. Les yeux sont incrustés en ébène du Gabon.
Au vu du poids et du volume de ces bestioles perchées, il fallait un socle stable et lourd pour planter ce petit arbre. J’ai choisi un bloc de marbre gris des Hautes -Pyrénées que j’ai poli patiemment.
La racine a décidé du positionnement de ces deux reptiles du passé. Ils ont l’air de bien s’amuser, l’un d’entre eux se tient les côtes, est ce après une crise de rires ? S’étonnent t’ils que cet arbrisseau les supporte ? En tout cas l’autre a déjà déployé ses ailes pour prévenir la chute…
Cette sculpture s’appelle : « Les copinosaures ».
Cette histoire ainsi que la photo de la matière originelle seront remises avec le certificat d'authenticité de la sculpture.
En raison de son volume, de sa conception ou de son poids, il est préferable de prendre cette sculpture directement chez l'artiste.
Une expédition est toujours possible, nous contacter pour un devis
au 06 43 98 51 26 .
Vous êtes en possession d’une sculpture en bois, vous avez fait le choix d’une œuvre d’art dans un matériau sensuel et vivant.
Toutes mes sculptures dont le bois n’est pas naturellement imputrescible, ont reçu un traitement fongicide et insecticide en phase aqueuse en trois couches successives. Elles ont reçu trois couches de cire à 24 heures d’intervalle. Finalement la cire a été fondue au décapeur thermique puis lustrée au chiffon sec.
Le bois reste sensible aux variations hydrométriques, c’est une sorte d’éponge qui se gonfle et se rétracte au gré de l’humidité ambiante. Les couches de cires atténuent ce phénomène. Je m’efforce que mes bois aient une humidité voisine de 18%, c’est le maximum que l’on peut obtenir par un séchage à l’air. Ce séchage naturel et long, est pour moi le plus respectueux de cette noble matière.
Pour une conservation maximum de votre sculpture, il est important d’éviter les fortes variations de température. Ne pas l’exposer près d’une source de chaleur (radiateur…), ou derrière un vitrage fortement exposé au soleil.
Si vous la transportez, ne la laissez pas sur la plage arrière de votre véhicule, mais dans votre coffre entouré d’une couverture et garez votre véhicule à l’ombre.
Tous les 10 ans vous pouvez remettre une couche de cire, le plus incolore possible (une encaustique du commerce fera l’affaire : un mélange de cire d’abeille et d’essence de térébenthine). Laissez s’évaporer le solvant pendant 12 heures et lustrez avec un chiffon sec et doux.
Tout objet ciré craint l’eau. En cas de projection de gouttes d’eau, la cire sera marquée. Frottez légèrement avec de la paille de fer très fine (n°000 finition), puis cirez la partie abîmée comme indiqué précédemment.
En prenant ces précautions élémentaires votre sculpture vous accompagnera pour de nombreuses générations. Les plus vieilles sculptures en bois ont plus de 3000 ans !