
Frêne, chêne
60 cm de haut
39 cm de large
Les belugas
Au départ il y a ces planches de bois provenant du fond d’un étang du Perche en Eure et Loir. Elles formaient un coffrage sous la digue pour permettre l’évacuation de l’eau. Elles sont en chêne. Leur structure a évolué au fil des siècles pour devenir un bois plus résistant et dense, d’une longévité et d’une qualité sans pareil. On l’appelle la morta. Au fil du temps ces planches de plus de 8 m de long d’une épaisseur d’une bonne dizaine de centimètres se sont colorées d’une magnifique patine noire présente jusqu’au cœur du bois. Elles feront des fonds magnifiques à des sculptures murales.
Non loin de ce même étang, j’ai récupéré également un beau frêne. L’idée d’associer sa couleur blanche au bois sombre de la morta m’a séduite et je pourrai y faire des bélugas.
Le nettoyage de la morta, n’est pas simple, elle est pleine de silice qui a pénétré profondément avec la pression de l’eau et parfois même de petits silex. Le tranchant des outils souffre énormément. En dehors de cela ce bois unique se travaille quand même assez bien. Le frêne en bois de bout est bien plus dur à travailler parce que moins homogène. Mais il donne un aspect superbe aux courbes douces de ces cétacés. Les yeux sont incrustés en ébène du Gabon.
Avec ses 13,6 kg, une fixation solide au moyen d'une barre de fer est prévue au dos de la sculpture.
Ces mammifères marins d’une intelligence rare, disposent d’un système de communication évolué. Ils expriment leurs sentiments à travers des bulles. C’est pour cela que j’ai coincé une bulle de quartz entre les bouches de mes deux bélugas. Complices, ils créent ensemble leur propre bulle… Que se disent-ils ?
Cette histoire ainsi que la photo de la matière originelle seront remises avec le certificat d'authenticité de la sculpture.
Pour la France métrpolitaine 50 € en colissimo suivi avec option indemnisation Ad Valorem et option avis de réception.
Les envois dans un autre pays sont possibles, me contacter pour un devis rapide .
Vous êtes en possession d’une sculpture en bois, vous avez fait le choix d’une œuvre d’art dans un matériau sensuel et vivant.
Toutes mes sculptures dont le bois n’est pas naturellement imputrescible, ont reçu un traitement fongicide et insecticide en phase aqueuse en trois couches successives. Elles ont reçu trois couches de cire à 24 heures d’intervalle. Finalement la cire a été fondue au décapeur thermique puis lustrée au chiffon sec.
Le bois reste sensible aux variations hydrométriques, c’est une sorte d’éponge qui se gonfle et se rétracte au gré de l’humidité ambiante. Les couches de cires atténuent ce phénomène. Je m’efforce que mes bois aient une humidité voisine de 18%, c’est le maximum que l’on peut obtenir par un séchage à l’air. Ce séchage naturel et long, est pour moi le plus respectueux de cette noble matière.
Pour une conservation maximum de votre sculpture, il est important d’éviter les fortes variations de température. Ne pas l’exposer près d’une source de chaleur (radiateur…), ou derrière un vitrage fortement exposé au soleil.
Si vous la transportez, ne la laissez pas sur la plage arrière de votre véhicule, mais dans votre coffre entouré d’une couverture et garez votre véhicule à l’ombre.
Tous les 10 ans vous pouvez remettre une couche de cire, le plus incolore possible (une encaustique du commerce fera l’affaire : un mélange de cire d’abeille et d’essence de térébenthine). Laissez s’évaporer le solvant pendant 12 heures et lustrez avec un chiffon sec et doux.
Tout objet ciré craint l’eau. En cas de projection de gouttes d’eau, la cire sera marquée. Frottez légèrement avec de la paille de fer très fine (n°000 finition), puis cirez la partie abîmée comme indiqué précédemment.
En prenant ces précautions élémentaires votre sculpture vous accompagnera pour de nombreuses générations. Les plus vieilles sculptures en bois ont plus de 3000 ans !