
Racine de cade, ophite
Les yeux sont en ébène du Gabon
45 cm de haut
La vigie lente
C’était une petite racine de cade avec de la loupe que j’ai attaqué sans idées préconçues. La loupe est une sorte de nodosité tourmentée et capricieuse dans le jeu des veines d'un bois. A l'état embryonnaire dans les racines, la désorganisation des mailles et l'entremêlement des branches forment des complications variées qui composent souvent des dessins curieux. Le cade est le genévrier méditerranéen. Il provient de la région de Montpellier.
Avec son long départ de branche, j’y ai vu une sorte de paresseux agrippé à son arbre. Pour qu’il soit vertical et bien stable le l’ai fixé dans un galet d’ophite trouvé dans l’Ouzoum, une rivière qui descend de la montagne derrière chez moi. L'ophite doit son nom au terme grec "ophis" qui évoque les serpents, en raison de la ressemblance de cette roche avec la peau verte de ces reptiles. C’est une roche très dure.
La position des membres est dictée par la racine. Ses yeux sont incrustés en ébène du Gabon. C’est une sorte de croisement entre un bradypus et un koala. Comme il est perché en haut d’un arbre comme pour observer avec vigilance, et comme c’est un paresseux lent dans ses gestes, je me suis amusé à le nommer : « La vigie lente ».
Cette histoire ainsi que la photo de la matière originelle seront remises avec le certificat d'authenticité de la sculpture.
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Pour la France 26 € en colissimo suivi avec option indemnisation Ad Valorem et option avis de réception.
Les envois dans un autre pays sont possibles, me contacter pour un devis rapide .
Vous êtes en possession d’une sculpture en bois, vous avez fait le choix d’une œuvre d’art dans un matériau sensuel et vivant.
Toutes mes sculptures dont le bois n’est pas naturellement imputrescible, ont reçu un traitement fongicide et insecticide en phase aqueuse en trois couches successives. Elles ont reçu trois couches de cire à 24 heures d’intervalle. Finalement la cire a été fondue au décapeur thermique puis lustrée au chiffon sec.
Le bois reste sensible aux variations hydrométriques, c’est une sorte d’éponge qui se gonfle et se rétracte au gré de l’humidité ambiante. Les couches de cires atténuent ce phénomène. Je m’efforce que mes bois aient une humidité voisine de 18%, c’est le maximum que l’on peut obtenir par un séchage à l’air. Ce séchage naturel et long, est pour moi le plus respectueux de cette noble matière.
Pour une conservation maximum de votre sculpture, il est important d’éviter les fortes variations de température. Ne pas l’exposer près d’une source de chaleur (radiateur…), ou derrière un vitrage fortement exposé au soleil.
Si vous la transportez, ne la laissez pas sur la plage arrière de votre véhicule, mais dans votre coffre entouré d’une couverture et garez votre véhicule à l’ombre.
Tous les 10 ans vous pouvez remettre une couche de cire, le plus incolore possible (une encaustique du commerce fera l’affaire : un mélange de cire d’abeille et d’essence de térébenthine). Laissez s’évaporer le solvant pendant 12 heures et lustrez avec un chiffon sec et doux.
Tout objet ciré craint l’eau. En cas de projection de gouttes d’eau, la cire sera marquée. Frottez légèrement avec de la paille de fer très fine (n°000 finition), puis cirez la partie abîmée comme indiqué précédemment.
En prenant ces précautions élémentaires votre sculpture vous accompagnera pour de nombreuses générations. Les plus vieilles sculptures en bois ont plus de 3000 ans !