
Ebène du Gabon, marbre
46 cm de haut
54 cm de large
La jeune otarie
Quand on travaille le bois, on essaye toujours d’en tirer les meilleures parties et donc d’avoir le moins de chutes possible. Cela est encore plus vrai quand il s’agit de bois précieux qui ne se commercialise plus au mètre cube mais au kilogramme.
C’était le plus beau et gros morceau d’ébène du Gabon en ma possession, il faisait 12Kg. L’idée était faire une otarie nageant le long d’un iceberg. J’ai fait une maquette précise pour que dans ce volume donné j’ai le plus de mouvement possible. Le travail de l’ébène est délicat, sa densité et sa dureté le rend cassant. C’est un bois qui se travaille bien mais qui ne permet aucune erreur dans le dosage des coups portés avec la massette sur les gouges. Il a un poli incomparable et s’il n’y avait ici ou là quelques veines brunes, on pourrait se croire devant une sculpture en pierre.
Pour faire mon iceberg j’ai choisi un morceau de marbre des hautes Pyrénées, le plus blanc possible. Après de longues heures de polissage, il s’est avéré être gris très clair avec des veines foncées.
Au moyen de deux barres de fer j’ai fixé l’otarie à son bloc de marbre.
Avec le contraste des couleurs, le rendu du côté aérien de la nage de ce magnifique animal joueur, la beauté et le prestige des matériaux employés font de cette jeune otarie une œuvre forte, une très belle sculpture.
Cette histoire ainsi que la photo de la matière originelle seront remises avec le certificat d'authenticité de la sculpture.
En raison de son volume, de sa conception ou de son poids, il est préferable de prendre cette sculpture directement chez l'artiste.
Une expédition est toujours possible, nous contacter pour un devis
au 06 43 98 51 26 .
Vous êtes en possession d’une sculpture en bois, vous avez fait le choix d’une œuvre d’art dans un matériau sensuel et vivant.
Toutes mes sculptures dont le bois n’est pas naturellement imputrescible, ont reçu un traitement fongicide et insecticide en phase aqueuse en trois couches successives. Elles ont reçu trois couches de cire à 24 heures d’intervalle. Finalement la cire a été fondue au décapeur thermique puis lustrée au chiffon sec.
Le bois reste sensible aux variations hydrométriques, c’est une sorte d’éponge qui se gonfle et se rétracte au gré de l’humidité ambiante. Les couches de cires atténuent ce phénomène. Je m’efforce que mes bois aient une humidité voisine de 18%, c’est le maximum que l’on peut obtenir par un séchage à l’air. Ce séchage naturel et long, est pour moi le plus respectueux de cette noble matière.
Pour une conservation maximum de votre sculpture, il est important d’éviter les fortes variations de température. Ne pas l’exposer près d’une source de chaleur (radiateur…), ou derrière un vitrage fortement exposé au soleil.
Si vous la transportez, ne la laissez pas sur la plage arrière de votre véhicule, mais dans votre coffre entouré d’une couverture et garez votre véhicule à l’ombre.
Tous les 10 ans vous pouvez remettre une couche de cire, le plus incolore possible (une encaustique du commerce fera l’affaire : un mélange de cire d’abeille et d’essence de térébenthine). Laissez s’évaporer le solvant pendant 12 heures et lustrez avec un chiffon sec et doux.
Tout objet ciré craint l’eau. En cas de projection de gouttes d’eau, la cire sera marquée. Frottez légèrement avec de la paille de fer très fine (n°000 finition), puis cirez la partie abîmée comme indiqué précédemment.
En prenant ces précautions élémentaires votre sculpture vous accompagnera pour de nombreuses générations. Les plus vieilles sculptures en bois ont plus de 3000 ans !