
Racine de bruyère arborescente, sélénite du Maroc
28 cm de haut
L'oeuf
Je suis parti d’une racine de bruyère arborescente à deux départs de branches. Elle provient de la région de Montpellier. La texture de la loupe de la racine m’a fait penser aux corps de deux autruches que j’imaginais dans un premier temps valser.
J’ai nettoyé ma racine, fait un plat pour la stabiliser dans la position choisie. J’ai ensuite travaillé les deux parties droites pour faire les cous et les têtes des autruches de telle sorte qu’elles aient le plus de mouvement possible dans ce petit diamètre de branche. Les yeux sont incrustés en ébène du Gabon. En creusant entre les deux autruches, l’idée m’est venue de rajouter un bel œuf blanc. Il est en sélénite du Maroc. J’ai creusé un creux pour l’accueillir. Il devient l’élément central de la sculpture, les deux autruches semblent le montrer fièrement en ameutant le monde autour, tout en le protégeant comme des gardiennes.
La sculpture se nomme : «L’œuf ».
Cette histoire ainsi que la photo de la matière originelle seront remises avec le certificat d'authenticité de la sculpture.
Pour la France metropolitaine 26 € en colissimo suivi avec option indemnisation Ad Valorem et option avis de réception.
Les envois dans un autre pays sont possibles, me contacter pour un devis rapide .
Vous êtes en possession d’une sculpture en bois, vous avez fait le choix d’une œuvre d’art dans un matériau sensuel et vivant.
Toutes mes sculptures dont le bois n’est pas naturellement imputrescible, ont reçu un traitement fongicide et insecticide en phase aqueuse en trois couches successives. Elles ont reçu trois couches de cire à 24 heures d’intervalle. Finalement la cire a été fondue au décapeur thermique puis lustrée au chiffon sec.
Le bois reste sensible aux variations hydrométriques, c’est une sorte d’éponge qui se gonfle et se rétracte au gré de l’humidité ambiante. Les couches de cires atténuent ce phénomène. Je m’efforce que mes bois aient une humidité voisine de 18%, c’est le maximum que l’on peut obtenir par un séchage à l’air. Ce séchage naturel et long, est pour moi le plus respectueux de cette noble matière.
Pour une conservation maximum de votre sculpture, il est important d’éviter les fortes variations de température. Ne pas l’exposer près d’une source de chaleur (radiateur…), ou derrière un vitrage fortement exposé au soleil.
Si vous la transportez, ne la laissez pas sur la plage arrière de votre véhicule, mais dans votre coffre entouré d’une couverture et garez votre véhicule à l’ombre.
Tous les 10 ans vous pouvez remettre une couche de cire, le plus incolore possible (une encaustique du commerce fera l’affaire : un mélange de cire d’abeille et d’essence de térébenthine). Laissez s’évaporer le solvant pendant 12 heures et lustrez avec un chiffon sec et doux.
Tout objet ciré craint l’eau. En cas de projection de gouttes d’eau, la cire sera marquée. Frottez légèrement avec de la paille de fer très fine (n°000 finition), puis cirez la partie abîmée comme indiqué précédemment.
En prenant ces précautions élémentaires votre sculpture vous accompagnera pour de nombreuses générations. Les plus vieilles sculptures en bois ont plus de 3000 ans !