
Chêne, houx, noyer
h 86 cm
L'homme à la colombe
Pour cette sculpture je suis parti d’une poutre en chêne de la Creuse. Ses proportions m’ont donné l’idée de faire un long et fin personnage. Comme souvent chez moi, le chêne me donne des envies médiévales, c’est donc dans cet esprit qu’il sera traité.
Au départ j’étais parti pour faire un magicien au long chapeau pointu, puis petit à petit mon esquisse au crayon est partie vers un personnage barbu sans chapeau portant un chat dans ses bras avec un oiseau sur l’épaule. Une sorte de réconciliateur des espèces.
J’ai commencé à sculpter ma poutre avec ce projet. En travaillant le visage, j’ai voulu qu’il soit joyeux et paisible. Sa sérénité m’a plu et m’a donné envie d’épurer la sculpture, ainsi le projet d’oiseau sur l’épaule a été supprimé. Le personnage terminé, je lui ai fait un petit socle en noyer pour assurer sa stabilité. Puis j’ai cherché en pâte à modeler quoi lui mettre dans les bras. J’ai réalisé plusieurs modèles de chats, mais je trouvais que cela le centrait trop sur l’animal, comme si cela « refermait » la sculpture…j’ai eu envie de ne rien lui mettre dans les bras, de le laisser dans la beauté de sa simplicité…puis son côté paisible m’a donné envie de lui donner un élan et « d’ouvrir » la sculpture vers une symbolique de la paix. Le petit oiseau prévu sur l’épaule qui avait disparu est descendu dans ses bras et s’est transformé en colombe. J’ai réalisé cette dernière dans du houx, comme il était moins blanc et moins homogène au niveau de sa couleur que peut l’être cette essence de bois habituellement, je l’ai légèrement teinté en blanc.
Ainsi est né « L’homme à la colombe », une sculpture symbolisant la paix intérieure et la quête de la paix.
Cette histoire ainsi que la photo de la matière originelle seront remises avec le certificat d'authenticité de la sculpture.
Pour la France metropolitaine 38 € en colissimo suivi avec option indemnisation Ad Valorem et option avis de réception.
Les envois dans un autre pays sont possibles, me contacter pour un devis rapide .
Vous êtes en possession d’une sculpture en bois, vous avez fait le choix d’une œuvre d’art dans un matériau sensuel et vivant.
Toutes mes sculptures dont le bois n’est pas naturellement imputrescible, ont reçu un traitement fongicide et insecticide en phase aqueuse en trois couches successives. Elles ont reçu trois couches de cire à 24 heures d’intervalle. Finalement la cire a été fondue au décapeur thermique puis lustrée au chiffon sec.
Le bois reste sensible aux variations hydrométriques, c’est une sorte d’éponge qui se gonfle et se rétracte au gré de l’humidité ambiante. Les couches de cires atténuent ce phénomène. Je m’efforce que mes bois aient une humidité voisine de 18%, c’est le maximum que l’on peut obtenir par un séchage à l’air. Ce séchage naturel et long, est pour moi le plus respectueux de cette noble matière.
Pour une conservation maximum de votre sculpture, il est important d’éviter les fortes variations de température. Ne pas l’exposer près d’une source de chaleur (radiateur…), ou derrière un vitrage fortement exposé au soleil.
Si vous la transportez, ne la laissez pas sur la plage arrière de votre véhicule, mais dans votre coffre entouré d’une couverture et garez votre véhicule à l’ombre.
Tous les 10 ans vous pouvez remettre une couche de cire, le plus incolore possible (une encaustique du commerce fera l’affaire : un mélange de cire d’abeille et d’essence de térébenthine). Laissez s’évaporer le solvant pendant 12 heures et lustrez avec un chiffon sec et doux.
Tout objet ciré craint l’eau. En cas de projection de gouttes d’eau, la cire sera marquée. Frottez légèrement avec de la paille de fer très fine (n°000 finition), puis cirez la partie abîmée comme indiqué précédemment.
En prenant ces précautions élémentaires votre sculpture vous accompagnera pour de nombreuses générations. Les plus vieilles sculptures en bois ont plus de 3000 ans !