
Noyer, if français
Les yeux sont en merisier et ébène du Gabon
62 cm de haut
98 cm de large
L'aigle royal
Au départ, il y avait une grosse souche de noyer provenant de mon village. J’ai passé plusieurs jours à la nettoyer et à lui retirer l'aubier. Ensuite je l'ai laissé sécher pendant plusieurs années et je l'ai rentré dans l'atelier où elle est restée encore une bonne année, avant que je décide de m'y attaquer.
Mis dans une certaine position, elle m'a fait penser à un aigle aux larges ailes déployées avec les plumes ébouriffées par une bourrasque de vent.
Ainsi à commencer un long travail d'affinage et de positionnement d'un aigle royal. Plus je le sculpte plus la matière se révèle, c'est vraiment du beau noyer comportant de la ronce. On appelle ainsi un bois dont les fibres sont enchevêtrées en tous sens, donnant un aspect tourmenté très figuratif. On en trouve en général à la base du fût d'un arbre et la ronce de noyer est connue et réputée.
Tout se met en place petit à petit, et le grand rapace prend vie et nous dévoile ses intentions. Il est en train de fondre sur une proie. En bon chasseur, pour rester invisible, il aura le soleil dans le dos. Je le réaliserai en if Français. Il aura un aspect martelé pour trancher avec le poli de l’aigle. Le travail sur la douceur des courbes est déjà long, il demande beaucoup de patience et de continuité mais bien moins que le ponçage fin qui magnifiera le veinage du bois.
Les yeux de l'aigle sont incrustés en merisier et ébène du Gabon, ils viennent parfaire cette grande création. Son envergure, son mouvement dicté par la souche et la puissance qui s’en dégage font de « L’aigle royal » une de mes œuvres magistrales.
Cette histoire ainsi que la photo de la matière originelle seront remises avec le certificat d'authenticité de la sculpture.
En raison de son volume, de sa conception ou de son poids, il est préferable de prendre cette sculpture directement chez l'artiste.
Une expédition est toujours possible, nous contacter pour un devis
au 06 43 98 51 26 .
Vous êtes en possession d’une sculpture en bois, vous avez fait le choix d’une œuvre d’art dans un matériau sensuel et vivant.
Toutes mes sculptures dont le bois n’est pas naturellement imputrescible, ont reçu un traitement fongicide et insecticide en phase aqueuse en trois couches successives. Elles ont reçu trois couches de cire à 24 heures d’intervalle. Finalement la cire a été fondue au décapeur thermique puis lustrée au chiffon sec.
Le bois reste sensible aux variations hydrométriques, c’est une sorte d’éponge qui se gonfle et se rétracte au gré de l’humidité ambiante. Les couches de cires atténuent ce phénomène. Je m’efforce que mes bois aient une humidité voisine de 18%, c’est le maximum que l’on peut obtenir par un séchage à l’air. Ce séchage naturel et long, est pour moi le plus respectueux de cette noble matière.
Pour une conservation maximum de votre sculpture, il est important d’éviter les fortes variations de température. Ne pas l’exposer près d’une source de chaleur (radiateur…), ou derrière un vitrage fortement exposé au soleil.
Si vous la transportez, ne la laissez pas sur la plage arrière de votre véhicule, mais dans votre coffre entouré d’une couverture et garez votre véhicule à l’ombre.
Tous les 10 ans vous pouvez remettre une couche de cire, le plus incolore possible (une encaustique du commerce fera l’affaire : un mélange de cire d’abeille et d’essence de térébenthine). Laissez s’évaporer le solvant pendant 12 heures et lustrez avec un chiffon sec et doux.
Tout objet ciré craint l’eau. En cas de projection de gouttes d’eau, la cire sera marquée. Frottez légèrement avec de la paille de fer très fine (n°000 finition), puis cirez la partie abîmée comme indiqué précédemment.
En prenant ces précautions élémentaires votre sculpture vous accompagnera pour de nombreuses générations. Les plus vieilles sculptures en bois ont plus de 3000 ans !