
Racine de cade, if anglais, févier d'Amérique
66 cm de haut
21 cm de large
Feu de bois
Sculpture réalisée sans idées préconçues à partir d'une racine de cade comportant de la loupe. La loupe est une sorte de nodosité tourmentée et capricieuse dans le jeu des veines d'un bois. A l'état embryonnaire dans les racines, la désorganisation des mailles et l'entremêlement des branches forment des complications variées qui composent souvent des dessins curieux. Le cade est le genévrier méditerranéen. Je le récupère dans la région de Montpellier, dans le Sud-Est de la France.
Au départ, j’y ai vu une sorte de dragon enveloppant un œuf. Mais en nettoyant la racine, je me suis aperçu que je n’aurai pas la masse nécessaire pour faire le corps du dragon. En y réfléchissant en regardant un feu dans ma cheminée, je me suis dit qu’elle pourrait bien représenter des flammes qui dansent. A l’intérieur de cette racine très creuse, j’ai voulu mettre des flammes plus chaudes orangées grâce à la couleur de l’if anglais. Ses flammes intérieures ont eu plusieurs versions avant d’arriver étrangement à une sorte de flamme œuf qui rappelle mon idée première d’œuf de dragon.
J’ai ensuite fixé ce bouquet de flammes sur un socle en févier d’Amérique. En bois de bout, j’ai travaillé ce bloc avec des fentes profondes en étoile autour du feu, pour symboliser le bois qui le nourrit. J’ai brûlé cette partie pour monter le travail du feu.
J’aime le feu, le contempler, la chaleur qu’il procure et ses nuances et formes infinies.
J’aime le bois, le travailler, découvrir ses odeurs, nuances et formes très variés.
J’ai aimé réaliser un feu en bois et le nommer : « Feu de bois ».
Cette histoire sera remise avec le certificat d'authenticité de la sculpture.
Pour la France métropolitaine 50 € en colissimo suivi avec option indemnisation Ad Valorem et option avis de réception.
Les envois dans un autre pays sont possibles, me contacter pour un devis rapide .
Vous êtes en possession d’une sculpture en bois, vous avez fait le choix d’une œuvre d’art dans un matériau sensuel et vivant.
Toutes mes sculptures dont le bois n’est pas naturellement imputrescible, ont reçu un traitement fongicide et insecticide en phase aqueuse en trois couches successives. Elles ont reçu trois couches de cire à 24 heures d’intervalle. Finalement la cire a été fondue au décapeur thermique puis lustrée au chiffon sec.
Le bois reste sensible aux variations hydrométriques, c’est une sorte d’éponge qui se gonfle et se rétracte au gré de l’humidité ambiante. Les couches de cires atténuent ce phénomène. Je m’efforce que mes bois aient une humidité voisine de 18%, c’est le maximum que l’on peut obtenir par un séchage à l’air. Ce séchage naturel et long, est pour moi le plus respectueux de cette noble matière.
Pour une conservation maximum de votre sculpture, il est important d’éviter les fortes variations de température. Ne pas l’exposer près d’une source de chaleur (radiateur…), ou derrière un vitrage fortement exposé au soleil.
Si vous la transportez, ne la laissez pas sur la plage arrière de votre véhicule, mais dans votre coffre entouré d’une couverture et garez votre véhicule à l’ombre.
Tous les 10 ans vous pouvez remettre une couche de cire, le plus incolore possible (une encaustique du commerce fera l’affaire : un mélange de cire d’abeille et d’essence de térébenthine). Laissez s’évaporer le solvant pendant 12 heures et lustrez avec un chiffon sec et doux.
Tout objet ciré craint l’eau. En cas de projection de gouttes d’eau, la cire sera marquée. Frottez légèrement avec de la paille de fer très fine (n°000 finition), puis cirez la partie abîmée comme indiqué précédemment.
En prenant ces précautions élémentaires votre sculpture vous accompagnera pour de nombreuses générations. Les plus vieilles sculptures en bois ont plus de 3000 ans !